Friday, October 21, 2005

Préambule

Vu que je m'ennuie, et que je reçois, ponctuellement des courriers de personnes qui me demandent comment s'est passée mon arrivée en Chine, je vais mettre mes courriers collectifs en ligne. Enfin ceux que j'arriverai à récupérer (Avis aux conservateurs!)
Parce que pour les premières impressions, j'aurais du mal à reproduire, et même à revivre.
Comme on ne peut pas antidater (Ah vraiment...), je mettrai les dates dans les titres!
Juste un petit rappel de ma situation. Je suis arrivée à Dalian (Nord-est de la Chine) le 2 juillet 2005 pour y exercer le boulot de prof de FLE, ou pour ne plus exercer le métier de prof de français dans un collège du Pas-de-Calais. Je sais plus très bien...
A Dalian, bien que ça ne soit pas très politiquement correct de le dire, c'est pas l'extase! Enfin, je sais pas si c'est une question de politiquement correct, ou de fierté de migrant, mais quand on est ici, un barbare en Asie, il est de bon ton de dire que "qu'est-ce que c'est super chouette Dalian!", "Qu'est-ce qu'on a de la chance d'être ici!", "Quelle expérience magnifique qu'on est en train de vivre!" et, cerise sur le gâteau, "Qu'est-ce que c'est moins pollué que les autres villes de Chine!".
Quand je parle de fierté de migrant, 3ème génération oblige (à ma connaissance), je veux parler de ce syndrome qui frappe ceux qui partent et qui jamais ne pourraient se regarder dans un miroir si ce départ n'est pas couronné de succés. Et l'autoconviction peut avoir une puissance incroyable, si c'est ce qu'il faut pour décrocher la timbale! La poudre aux yeux des autres et de soi-même... Certains voient très bien de quoi je parle, les retours au bled, avec la poche de chemisette pleine de billets qu'on claque allègrement pendant un mois, suscitant de l'envie à la haine, alors qu'onze mois par an, on est qu'un ouvrier immigré au bas de l'échelle que les flics se permettent de tutoyer lors des contrôles d'identité au milieu des tours HLM. Non, c'est pas misérabiliste, c'est la réalité.
Bon, ceci dit, vu que de notoriété publique, je suis particulièrement mauvaise langue (je m'en fous, pour moi, c'est une qualité!), Dalian, c'est peut-être l'extase. C'est juste que j'ai "de la merde dans les yeux", ou que je suis très malheureuse et que je "voudrais que tout le monde soit comme moi".
Pour les photos, ben toujours pas d'appareil... Et il est dit qu'il n'y aura pas de cliché de Dalian. C'est bien malgré moi! J'aurais bien voulu vous montrer le bonheur de vivre dans une ville qu'elle est moins polluée que la moyenne!
Oh la laaaaaaaaaaaaaaaaaa! Que de digressions!
Donc, pour résumer ma situation, j'ai démissionné de l'Alliance française et je termine mon préavis, pour commencer un remplacement au Lycée Français de Pékin de fin novembre à fin février. Et après? Ben j'écrirai des lettres de motivations!